BE 4.0 - SALON INDUSTRIES DU FUTUR MULHOUSE

Article Thierry Vonfelt, Délégué Régional Numeum, Président de la Commission Paritaire Régionale de l’Emploi et de la Formation professionnelle de la branche BETIC – Président de Numéric’Emploi Grand Est


Le salon Be 4.0 - Industries du Futur aura son Village. C’est par ce terme que se désigne l’espace qu’animera Numeum, l’organisation professionnelle de la filière du numérique, durant les deux journées au Parc des expositions de Mulhouse. L’appellation se veut bien représentative de l’ambiance à la fois de convivialité et de travail qui souhaite transparaître. « Ce sera un espace mutualisé très approprié pour les start-up, afin qu’elles puissent y tenir des présentations et des rendez-vous, sans formalisme », précise Thierry Vonfelt, délégué régional de Numeum, qui assure en France la représentation de 2.300 entreprises employant 538.000 personnes. 

 Le principe consiste en effet à déambuler librement dans ce « Village Industrie du futur & numérique », dans le but de partager un temps d’échange et de partir à la rencontre de la quinzaine de jeunes pousses dont les surfaces d’exposition seront hébergées à cet endroit, promis à un fort trafic. « Le Village a été aménagé en trois formats d’espaces, de 3 à 9 m2, adaptés ainsi aux tailles et attentes de ses « habitants » comme de ses « visiteurs », dans le contexte des salons où les programmes de chacun s’improvisent en fonction des opportunités prévues ou pas », expose Thierry Vonfelt. Sur une autre « place » du village, les pitchs se succéderont sans discontinuer pendant les deux journées, au rythme de trois par heure : « des timings courts, pour aller à l’essentiel », commente le délégué régional de Numeum. 

IA et sobriété énergétique 
Dans ces présentations express des offres d’entreprises, les thèmes de l’Internet des objets (IoT) et de l’intelligence artificielle (IA) tiendront une place privilégiée. Ils se retrouveront en partie dans les deux conférences principales, qui seront consacrées respectivement à « l’éthique en IA, comment passer de la théorie à la pratique » et à la relation entre numérique et environnement sous l’argument du « temps de la convergence » afin de montrer le potentiel de sobriété énergétique du secteur. A ne pas manquer, enfin, le « bêtisier de l’industrie 4.0 » qui présentera un certain nombre de « ratages » et d’ « usines à gaz ». Comme quoi la filière sait garder de la distance face à son expansion.

Article de Mathieu Noyer, rédacteur en chef de Traces Ecrites News, le site d'information économique du Grand Est et de la Bourgogne Franche-Comté.