BE 4.0 - SALON INDUSTRIES DU FUTUR MULHOUSE

Interview de Loïc Marquet, responsable commercial - Polyworks Europa


Quelles sont les activités de votre société ? 
Notre entreprise est la filiale d’une société canadienne de 500 collaborateurs, InnovMetric, qui développe depuis 25 ans des solutions logicielles d’analyse dimensionnelle et de contrôle qualité 3D pour l’industrie. Celles-ci sont commercialisées dans le monde auprès de 17 000 clients, un chiffre qui démontre notre capacité certes à travailler avec des grands groupes, mais aussi avec une multitude de PME. La société française, PolyWorks Europa (également active en Espagne, en Italie et en République tchèque) a été constituée il y a cinq ans. Elle a pris le nom du logiciel, qui était déjà bien connu parmi son public d’utilisateurs. Nous développons une suite de métrologie universelle, qui est ainsi en capacité d’effectuer tout type de mesures et de toutes tailles, du petit outillage à la cellule robotisée, pour les analyses et contrôles tridimensionnels. Nous fournissons aussi une solution de stockage des données, répondant au besoin important, et souvent sous-estimé, de les archiver pour prévenir ou corriger un défaut déjà rencontré qui resurgirait dans le futur. A cette offre « historique », nous ajoutons une suite collaborative, qui va favoriser la réactivité et la précision de la réponse. Grâce à elle en effet, un pilote de ligne de production, un responsable qualité, un technicien ou ingénieur méthodes du bureau d’études, etc. va pouvoir chercher rapidement et facilement la donnée dont il a besoin de façon opérationnelle, sans attendre la synthèse de l’ensemble des informations, fonction qui garde tout son sens par ailleurs.

Sur quelles formes de transition se positionne votre offre ?
Nous nous définissons bien sûr comme acteur de la transition numérique, en y greffant une dimension supplémentaire : le bouleversement de l’organisation du travail. La montée en puissance, d’une part de l’éclatement des fonctions (bureaux d’études par exemple) entre diverses localisations dans le monde dans le cas d’un groupe, et celle du télétravail d’autre part aboutissent à repenser notre métier et notre rôle. Avec le flex-office et le travail à distance, les notions de partage des informations et de disponibilité des données prennent une importance fondamentale. On ne peut plus concevoir un contrôle « à l’ancienne » lorsque tous les collaborateurs travaillaient à 100 % en présentiel et qu’on pouvait se reposer sur le support papier et le fichier PDF. D’où des solutions logicielles comme celles que nous déployons.

Quelles évolutions de vos présenterez-vous au salon BE 4.0 Industries du Futur ?
Nous profiterons de l’opportunité de ce salon pour présenter les nouveautés de notre suite collaborative. Nous y ajoutons en effet des « briques » pour y introduire de la réalité augmentée. Nous travaillons aussi à supprimer des interfaces inutiles homme/machine de façon à rendre les process et les interventions toujours plus efficaces, avec les implications notamment en terme d’énergie qui deviennent de plus en plus importantes.

Propos recueillis par Mathieu Noyer, rédacteur en chef de Traces Ecrites, le site d'information économique du Grand Est et de la Bourgogne Franche-Comté.